Biographie Marie-Louis Pelletier



Biographie Marie-Louis Pelletier

au 40ème le 23 juin 1991

 

dernière photo de Marie-Louis Pelletier derrière son bureau du « Courrier » avant la vente du journal.

 

Cette photo a été prise par mon frère Marcel

 

Le cofondateur du Courrier des Trois-Pistoles, premier hebdomadaire de cette région du Bas-Saint-Laurent, Marie-Louis Pelletier, laissera le souvenir d’un homme tout dévoué à l’avenir de sa communauté.

 

Il a été l’un des pionniers de la presse écrite hebdomadaire s’inscrivant dans la tradition des familles Paré à Rivière-du-Loup, Bellavance à Rimouski et Lapointe à Matane. 

 

 

Le 12 mai 1961, avec sa femme, Claire Fournier, cofondatrice de l’entreprise et décédée il y a quatre ans, l’éditeur lançait ce journal dont il a assumé la direction pendant 33 ans, jusqu’en février 1992. 

 

Pendant six ans, de 1953 à 1959, M. Pelletier a été correspondant du SOLEIL ainsi que photographe. Sa femme et lui coordonnaient le réseau de camelots du journal à Rimouski.

 

« Mon père m’a déjà confié qu’il aurait pu continuer pour LE SOLEIL, il avait un bon salaire, d’autant plus qu’il a profité de son expérience en photographie pour démarrer sa propre entreprise, M. L. Pelletier Photo. Il voulait démarrer son propre journal à Rimouski, mais il ne voulait pas faire compétition aux hebdos de Rimouski. Il opta pour une revue sportive mensuelle, avec quelques collaborateurs. Après quelques parutions, il a dû se rendre à l’évidence : ce serait trop difficile », a rappelé sa petite-fille aux citoyens venus lui rendre un dernier hommage lors des funérailles, célébrées le 29 janvier en l’église de Trois-Pistoles. Le Courrier de Trois-Pistoles a même eu à son emploi Robert Lebel, qui allait devenir évêque de Valleyfield. 

 

André Morin, qui a racheté le journal en 1992, a côtoyé M. Pelletier pendant près de 20 ans à titre de journaliste. « M. Pelletier était un homme très méticuleux, très perfectionniste dans toutes les étapes de réalisation de son journal. Il a été un artisan audacieux qui a donné une voix à la MRC des Basques et a maintenu le cap pendant presque 40 ans malgré parfois des années financières difficiles. »

 

Afin de lui rendre hommage, le conseil municipal de Trois-Pistoles s’est inspiré pour son bulletin d’information du nom du Courrier de Trois-Pistoles et du Témiscouata, qui est devenu Le Courrier municipal.

 

« Il était aussi beaucoup impliqué dans la chambre de commerce. 

M. Pelletier faisait passer par ses pages la couleur locale, sans heurter les gens. Je ne lui voyais pas d’ennemi. Avec sa femme, au journal comme dans la vie, ils étaient des inséparables », a exprimé Jean-Pierre Rioux, maire de Trois-Pistoles. Ils se sont rencontrés lors du grand feu de Rimouski, le 5 mai 1950.

 

Le 30 octobre 1987, Marie-Louis Pelletier a reçu à Ottawa de Jeanne Sauvé, alors gouverneure générale du Canada et prieure du Prieuré du Canada, la décoration de Frère Servant de l’Ordre de Saint-Jean pour services rendus à l’Ambulance Saint-Jean. 

 

Né à Saint-Octave-de-Métis, Marie-Louis Pelletier est décédé, à l’âge de 79 ans et neuf mois, le 26 janvier à la Villa des Basques de Trois-Pistoles. M. Pelletier laisse dans le deuil ses quatre enfants, Denise (Stéphane Michaud), Francine (Colbert Lebel), Marcel et Yves Pelletier, cinq petits-enfants et trois arrière-petits-enfants. 

 

 

Extrait du journal Le Soleil

 

Première édition du journal "Le Courrier de Trois-Pistoles"

Le premier numéro du journal "Le Courrier" de Trois-Pistoles est sorti des presses de l'Imprimerie régionale de Trois-Pistoles le 12 mai 1961. Marie-Louis Pelletier originaire de Saint-Octave de Métis était le grand instigateur de ce projet. 

La nouvelle publication était alors de format demi-tabloïd et n'était publié qu'une seule fois par mois. La calligraphie qui l'identifie, alors, avait été dessinée par l'abbé Robert Lebel aujourd'hui évêque. En 1963 "Le Courrier" adoptait le format tabloïd et devenait bimensuel. À partir de 1966, "Le Courrier" devient l'hebdomadaire local et régional de Trois-Pistoles et d'un vaste territoire s'étendant de L'Isle-Verte à Saint-Fabien, englobant, pendant plusieurs années, la région du Témiscouata.

"Le Courrier" de Trois-Pistoles fut d'abord une entreprise familiale à laquelle ont collaboré l'épouse de monsieur Pelletier, Marie-Claire Fournier, et quatre de leurs enfants. Puis, plusieurs collaborateurs et employés se joignent à l'équipe dont le journaliste André Morin en 1974. Celui-ci va acheter l'hebdomadaire en 1992 et lui faire adopter une nouvelle identité : "l'Hebdo-Réveil". Cette appellation demeurera jusqu'au 22 octobre 1995 date à laquelle le journal reprendra son appellation d'origine. En 1994 l'hebdo sera vendu au groupe de presse Bellavance, lequel le vend à Québécor. En octobre 2001, après 40 ans d'existence "Le Courrier" ferme ses portes. À l'automne 2002, la Société historique et généalogique de Trois-Pistoles se porte acquéreur du fonds photographique de tout "Le Courrier" comprenant plus de 200 000 photos. Actuellement, la SHGTP a indexé 61 000 photos (1961 à 1987) et numérisé plus de 18 000 (1961-1977). 

* Pour plus de détails voir : "L'Écho des Basques" no 25, novembre 2003, pages 36 à 38. 

Histoire de Trois-Pistoles, pages 515 et 516.

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