Biographie Louis-Joseph Marier



Biographie Louis-Joseph Marier

Le texte suivant a été écrit par M. Ernest Marier, petit-fils de Louis-Joseph Marier et d'Esther Pelletier. Il constitue un recueil de souvenirs sur chacun des enfants de Louis-Joseph Marier et d'Esther Pelletier qu'il a rédigé en 1983. Ce recueil de souvenirs est une source inestimable de renseignements, malgré qu'il comporte certaines petites erreurs de noms et de dates. (Le texte a été recopié tel quel, à part quelques corrections de fautes de frappe et un peu de mise en page pour faciliter sa lecture.)

Cliquez sur les liens ci-dessous pour voir le texte conscernant chacun des enfants de Louis-Joseph Marier et d'Esther Pelletier.

 

FAMILLE MARIER par ERNEST MARIER

 

INTRODUCTION (voir plus bas)

JOSEPH MARIER et AURELIE BLANCHARD

DAMASSE COTE et ROSALIE MARIER

JEAN-BAPTISTE MARIER et MARY-JEANNE WATKINS

HERMINE MARIER et JEAN-BAPTISTE JANELLE

MAGLOIRE MARIER et ROSALIE BLANCHARD

CELINA MARIER et TOUSSAINT BLANCHARD

SERAPHINE MARIER (voir plus bas)

THOMAS MARIER (voir plus bas)

EDMOND MARIER et LAUDINA FONTAINE

ATHANASE MARIER et MATHILDA LANOUE

AMEDEE MARIER et MATHILDA GAGNON

CLARA MARIER ET JOSEPH SAVOIE

MARIE MARIER ET ARTHUR GRISE

ANNA MARIER (voir plus bas)

 

INTRODUCTION

Voici quelques détails de la famille Marier, qui proviennent de différentes sources, dont tante Anna Marier en particulier, ainsi que de cousines.

J'ai fait en 1980 le relevé de toutes les dates de naissance, de mariage et de décès de mes oncles, tantes, cousins, cousines, ainsi que des conjoints. On est 90 cousins et cousines Marier. En 1983, j'ai pensé écrire ce qu'ils ont fait dans la société. Je ne suis pas entré dans tous les détails, m'ayant contenté de résumés.

Jacques LeMarier, né en 1628 en France, épousa en 1653 Marie Morin née en 1629. Ils décidèrent d'émigrer au Canada en 1660. Arrivés à Québec, ils louèrent une ferme dans un territoire qu'on appelait Claire Fontaine qui aujourd'hui se nomme Plaines d'Abraham.

Jacques LeMarier fut inhumé le 7 mai 1708 à St-Augustin.

Marie Morin fut inhumée le 18 octobre 1702 à Ste-Foy.

Thomas LeMarier, né en 1661 à Québec, se maria à Dosquet en 1685.

Michel Marier se maria à l'Ile Jésus en 1720.

Michel Marier se maria à l'Achenaie en 1752.

Louis Marier se maria à Terrebonne en 1784.

Joseph-Louis Marier se maria à Verchères en 1815. Ce dernier épousa Marie-Louise Gosselin, et de ce mariage naquirent deux enfants: Joseph-Louis et Ginette. Jean-Louis décéda en 1818. Marie-Louise Gosselin se remaria en 1820 à Joseph Rodier. De ce deuxième mariage naquirent huit enfants. En 1824, la famille décidait de venir s'établir dans St-Hyacinthe. En 1835, une partie de la paroisse de St-Hyacinthe fut divisée, à qui l'on donna le nom de St-Pie. Or la famille Marier-Rodier était dans ce nouveau territoire. Notre grand-père, né en 1817, s'engagea en 1829 chez un fermier pour le prix de $1.00 par mois car il n'était pas syndiqué. Ce fermier, M. Blais, qui avait fait un CO?I?? classique, a vite aimé ce jeune travailleur et lui a montré à lire et à écrire, ce qui lui a bien servi au cours de sa vie. C'est ici que l'on retrouve dans les notes de tante Anna que grand-père raccommodait les chaussures de la famille en guise de récompense pour le professeur. Dans les mêmes notes tante Anna nous dit que grand-père a souffert de la faim et qu'il devait aller à l'église pied nu. De 12 à 22 ans, ayant travaillé à plusieurs endroits, il a accumulé assez d'argent pour s'acheter une petite terre. En 1839, il décida de prendre femme, et épousa en janvier Esther Pelletier, née en juillet 1822. Laissant une famille à l'aise pour aller rester chez ses beaux-parents un an –le temps de permettre à Joseph de défricher un coin de terre et bâtir une maison qui les abrita jusqu'après la naissance du douzième enfant-. Esther, pour ces 17 ans, fit preuve de beaucoup de volonté et de courage. La première fille décéda à l'âge de cinq ans mais les onze autres furent vigoureux.

En 1846, le grand-père était allé bâtir une grange et, au cours de la journée, il eut un accident: des morceaux de bois sont tombés sur lui. Il est resté sans connaissance pendant trois heures; le médecin, appelé sur les lieux, dit que cet homme resterait faible car ses poumons étaient affectés; et c'est ce qui ce produisit, surtout l'hiver, car la grand-mère a dû s'occuper de l'étable assez souvent.

Comme tout Canadien Français qui aimait l'aventure, le grand-père n'échappait pas à cet attrait. En août 1860, il est venu dans le Canton de Grantham et a logé chez une famille nommée Blanchard qui venait de St-Pie. Il a acheté dans le voisinage une terre à demi-défrichée sur laquelle était bâtie une vieille maison mais des billots avaient été coupés pour bâtir une maison neuve. Ce terrain, situé au 5ième rang de Grantham, portait le no de cadastre 340: terre de 60 arpents. Il en acheta deux autres, au 4ième rang, complétement boisées: une terre de 60 arpents portant le no de cadastre 277 et l'autre de 80 arpents portant les nos 275–76, en prévision d'établir deux garçons. Il retourna à St-Pie vendre sa terre et s'organiser pour déménager. Il arriva à Drummond en novembre. A leur arrivée, ils étaient 7 garçons et 4 filles. Il y avait Joseph, 19 ans et Baptiste, 17 ans, tous deux bâtis comme des hommes. L'été on défrichait et l'hiver on équarissait les pièces de bois qui devaient servir à bâtir la maison. Car la maison que j'ai habité, 74 ans, était faite de pièces de 6 pouces d'épaisseur et de 16 pouces de largeur. Je vous assure que ça prend bien des coups de hache et beaucoup de courage pour faire avec un billot une belle pièce bien carrée sur les quatre faces.

J'aimerais raconter l'histoire de la grand-mère qui a joué un rôle important dans la famille.

Etienne Blanchard, natif de Berri en France, épousa à St-Hyacinthe vers 1800 Louise Livernois; ils se sont établis dans la région de St-Hyacinthe, et plus tard à St-Pie. Ce couple ont eu seulement une fille du nom de Françoise. A l'âge de 15 ans, elle épousa Augustin Pelletier, en 1819. Ce dernier n'avait qu'un frère, Bernard. Ces deux garçons, devenus orphelins jeunes, avaient été élevés par le parrain d'Augustin qui demeurait à Rivière Ouelle. Bernard s'est noyé à Sherbrooke à l'âge de 18 ans.

Augustin et Françoise eurent sept enfants: Auguste, Louise, Julie, Esther, Narcisse, Cyprien et Simon.

Mais ici, c'est le quatrième enfant qui nous intéresse. Esther a marié Joseph-Louis Marier et tous deux ont mis 15 enfants au monde: Philomène, Joseph, Rosalie, Jean-Baptiste, Hermine, Magloire, Céline, Séraphine, Thomas, Edmond, Athanasse, Amédé, Clara, Marie et Anna. Philomène décéda à 5 ans. – Pour les autres enfants, ils auront chacun une feuille relatant leur histoire un peu plus loin-.

Grand-mère était douée d'une très belle santé. Car pour déménager de St-Pie à Drummondville avez onze enfants dans une vieille maison pour les recevoir et pour commencer une maison neuve en 1862 pour la finir en hiver 63, ça prend beaucoup de travail pour une maîtresse de maison en cas pareil. Heureux d'entrer dans la maison neuve en avril 1863, voilà que la providence leur envoya une épreuve en juillet 1863. Athanasse qui avait 5 ans et Amédé qui n'avait pas ses 3 ans s'en allèrent jouer dans le hangar. Athanasse, qui avait vu ses frères mettre la hache sur la bûche, a voulu faire pareil, et, comme il baissa la hache Amédé mit sa main droite, et ses quatre doigts sont restés là. Grande épreuve pour les parents mais grande aussi pour Amédé qui n'avait plus de doigts.

Après la pluie vient le soleil, et comme les sauvages n'étaient pas bien loin, le 12 août 1863, naquirent deux belles filles, baptisées au nom de Marie et clara, ce qui permit d'égaliser le nombre de garçons et filles. Les années passent, et, en 1867, le bouquet, la plus belle des filles baptisée au nom d'Anna, celle qui fermera les yeux à ses parents.

Grand-père et grand-mère auront connaissance du mariage de dix de leurs enfants, et resteront avec le dernier marié, Amédé, en 1885. Le grand-père est décédé en 1888. Onze ans plus tard, la grand-mère s'en alla rester avec Anna qui était célibataire et qui faisait la classe dans le rang. Elle décéda quelques temps après en 1900.

Je me permetterai d'inscrire les noms d'Ancêtres qui reposent dans le cimetière de la rue Marchand, à Drummondville, parce que l'on ne retrouve plus de petite croix ou planches qui rappelaient leur souvenir.

                                                                               CONJOINT

Thomas                décédé en        1871

Célina                                        1872

Séraphine                                   1873

Grand-père Joseph                       1888                       Esther Pelletier

Grand-mère Esther                       1900

Athanasse                                   1907                       Mathilda Lanoue

Jean-Baptiste                               1912                       Mary-Jane Watkins

Joseph (fils)                                1914                       Aurelie Blanchard

Hermine                                      1914                       Ovide Janelle

Magloire                                      1917                       Rosalie Blanchard

Amédé                                        1918                       Mathilda Gagnon

Marie                                          1931                       Arthur Grisé

Anna                                          1950

Aujourd'hui, on pose des monuments de pierre: seront-ils là dans cent ans. Ces souvenirs sont humains et périssables. Nous avons été créés pour autre chose. Chercher une Vie Eternelle. A nous d'y penser.

Agé de 88 ans, j'ai voulu faire le résumé d'une famille qui a vécu en province d'abord et qui s'est étendue aujourd'hui. Je suis certain que grand-père Joseph et sa compagne Esther Pelletier peuvent compté 1, 200 enfants descendants. Et ces ancêtres ont travaillé pour gagner leur pain, et dire qu'ils ont ménagé serait folie car ils n'avaient pas d'argent, mais on est obligé d'admettre qu'ils étaient ingénieux pour se fabriquer du linge et des outils.

 

SERAPHINE MARIER

Séraphine Marier née en 1852 et décédée en 1873. Elle est demeurée célibataire.

 

THOMAS MARIER

Thomas Marier né en 1854 décédé en 1871. Il est demeuré célibataire.

 

ANNA MARIER

Née en 1867, Anna, demeurée célibataire, resta avec ses parents et sa soeur Marie chez Amédée, lorsque celui-ci se maria en 1885 avec Mathilda Gagnon, institutrice du rang. C'était la coutume que le dernier des garçons (et c'était Amédée) hérite du bien paternel, mais à la condition de prendre soin de ceux qui habitaient encore à la maison. Ma mère, Mathilda, proposa donc à Anna de s'instruire pour être indépendante. Elle lui fit la classe un an à la maison et ensuite Anna poursuivit ses études une autre année au Couvent de Drummondville. Tante Anna eut son diplôme élémentaire et fut engagée pour faire la classe, en l888, dans le Canton de Grantham, au prix de $60.00 par année. Comme elle aimait beaucoup l'enseignement, qu'elle avait un talent naturel, et qu'elle était forte sur la discipline elle réussit donc très bien. Les rapports d'inspecteurs étaient très bons. Presque toute sa vie, elle enseigna dans Grantham, sauf les dix dernières années où elle ouvrit une classe privée en ville. Tante Anna chargeait $22.00 par enfant pour l'année. D'après ses notes, elle aurait enseigné à environ 500 enfants. Elle s'est toujours efforcée de continuer ce que les parents enseignaient à la maison. Elle savait inculquer chez l'enfant tous les détails de formation qui pouvait faire de lui une personne sociale dans la vie, religieuse, respectueuse des autres et du serment.

Entre 1898-99, elle enseigna près de chez Amédée. Elle demanda donc à sa mère (son père était mort depuis quelques années) de venir s'installer avec elle. Grand-mère accepta, et comme la Providence en avait décidé, la grand-mère s'éteignit en 1900 à l'école, après une longue maladie souffrante. Dans les notes d'Anna, on retrouve un fait cocasse au sujet du grand-père. Un jour, alors qu'Anna faisait la lecture au grand-père, un mois avant sa mort, en lui récitant un extrait dans un livre saint qui faisait ressortir la beauté du Ciel, le grand-père de reprendre "C'est beau aussi la nature sur terre, j'aimerais bien y vivre encore". Anna a manifesté un grand dévouement pour ses parents.

Dans les dernières années, Anna est allée vivre un an près de Rivière-du-Loup, ensuite à Nicolet, et finalement à Drummondville où elle est décédée.

Je me souviens avoir entendu le jeune Notaire Moisan, fils de Walter, dire au salon funéraire que c'était tante Anna qui lui a fait aimer l'étude. "Si j'ai ma profession aujourd'hui, c'est grâce à elle". Combien d'autres peuvent dire la même chose. Nous gardons un bon souvenir de cette personne. Par contre, elle nous a laissé bien des notes difficiles à débrouiller. Je voudrais bien séparer les familles, pour que chaque famille ait ses propres feuilles. Anna n'a pas laissé de descendants direct, mais elle laisse un souvenir d'une personne vaillante, religieuse, avec une grande foi en la Providence.

 

Par Ernest Marier

1871 - Recensement famille: Joseph Marier et Esther Pelletier
Recensement du Canada, 1871, Province de Québec, District 136 Drummond, Sous-district (d) Grantham, Famille 72, Page 23-24
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