Biographie Leon Dicaire



Biographie Leon Dicaire

Article apparu dans le Courant  édition du 4 juin 2014 p. 6

Mystères et légendes de Pontmain - La maison hantée de Georges Cloutier

Au cours de l’année1922, des phénomènes inexplicables se produisent dans la maison de Catherine Longpré et de Georges Cloutier à Notre-Dame-de-Pont-main. Un soir, à la brunante, les deux pouliches se mettent soudain à sauter et à hennir dans leur enclos, comme affolées. Puis Catherine remarque que le bois normalement cordé sous le poêle est maintenant sur le lit dans la chambre où est morte sa belle-mère, Julie Prézeault. Pourtant elle est seule à la maison, Georges est parti jobber au «crique de la Carpe». Craintive, elle se rend chez son voisin, Léon Dicaire, qui envoie ses fils, Hermas, 9 ans, et Joseph, 11 ans, dormir chez Catherine.

À peine endormis, les enfants sont réveillés par les craquements de la chaise berçante qui, bien que vide, se balance à pleins berceaux. Toute la nuit, la flamme de la lampe à l’huile monte puis descend régulièrement comme si quelqu’un tournait la mèche. Un autre jour, une grosse roche mouillée, comme si elle sortait de l’eau, déboule brusquement l’escalier qui mène à l’étage; des sons étranges rappellent celui de pierres qu’on frappe ensemble.

Paniquée, Catherine fait revenir Georges du chantier et, en attendant, se réfugie chez ses voisins, Léon Dicaire et Rose de Lima Valiquette. Léon ne croit pas toutes ces histoires... jusqu’au lendemain matin. Alors que tous se dirigent vers la maison de Catherine, ils sont sidérés de voir des vêtements sortir d’une des fenêtres du haut.

Jupes, pantalons, blouses, bas se balancent dans les airs, glissent sur la corde à linge, valsent jusqu’au bord de la rivière avant de revenir, en dansant toujours, pour se glisser à l’intérieur de la maison par la même fenêtre. Certains jours, les souliers de Catherine se promènent seuls, parfois c’est le panier à tricoter ou le panier à œufs.Comme dans tous les cas de phénomènes inexpliqués, on fit venir le curé pour bénir la maison. Mais les phénomènes se poursuivirent : on vit, l’hiver, danser des gens alors que la maison était inhabitée et qu’aucune trace de pas n’était visible. Le mystère reste entier.

(Mystères, légendes et anecdotes de Pontmain ont été recueillis par Clovis Daoust et publié dans l’album souvenir Pontmain 1884-1984. Adaptation : Gilles Deschatelets avec l’aimable autorisation de M. Daoust.)

 

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